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Bientôt les ‘e-lections’ ?
Décidément, le préfixe e - s’appose partout, même sur les institutions les
plus vénérables : après le commerce (e-business), la culture (e-book) et le
courrier (e-mail), la démocratie se met à l’heure électronique. En Europe,
le coup est parti de Belgique : Vincent Van Quickenbone, le plus jeune
membre du sénat belge (26 ans), vient de déposer une proposition de loi en
fareur du ‘vote démocratisé à distance’. En clair : autoriser le vote en
ligne lors des élections fédérales de 2003. Principaux bénéficiaires de ce
système : la communauté belge (300 000 à 400 000 ressortissants) et les
personnes âgées vivant dans les hôpitaux et les hospices qui pourront ainsi
voter en se connectant sur internet.
A priori, on trouve ça sympathique, le ‘e-vote’, ça dépoussière le vieux
concept moins cher à organiser qu´un dépouillement classique, seulement
voilé : non seulement les problèmes techniques sont immenses (comment
identifier le votant ?), mais le ‘e-vote’ bafoue le secret de l’isoloir,
banalise le rituel électoral et rabaisse le scrutin au rang de sondage.
Question 20
En
Belgique, le « vote démocratisé à distance »
A. est un vieux débat parlementaire.
B. fait l’objet d’un projet de loi.
C. vient d’être interdit par le sénat.
D. entre en vigueur pour les élections de 2003.
Question21
Le ‘e-vote’ est particulièrement intéressant pour
A. toutes les personnes âgées.
B. le personnel des hôpitaux.
C. les Belges vivant à l’étranger.
D. les étrangers résidant en Belgique.
Question22
Un avantage du vote en ligne est de
A. moderniser la démocratie.
B. favoriser l’abstention.
C. garantir la confidentialité du vote.
D. abaisser la valeur des sondages.
Question23
L’inconvénient majeur du vote en ligne est de
A. lutter contre l’abstention.
B. désacraliser les élections.
C. coûter cher.
D. rendre le vote facultatif.
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